Cet article a été originellement publié le 25 avril, 2017. Certaines sources et lectures complémentaires ont été ajoutées ou supprimées.  

L’alimentation joue un rôle considérable dans notre empreinte environnementale. Il faut d’énormes ressources pour cultiver, traiter, emballer, transporter et stocker les aliments. Plus un aliment fait de chemin avant d’arriver à votre assiette, plus grande est son empreinte carbone. En Amérique du Nord, les aliments parcourent en moyenne de 1 200 à 2 400 kilomètres. On utilise de plus en plus l’avion pour leur transport, ce qui consomme beaucoup de carburant.

 

Il est possible de réduire son empreinte carbone en se procurant fruits et légumes dans les marchés fermiers locaux. Si vous voulez aller encore plus loin, pensez à les cultiver vous-mêmes dans votre potager ou un jardin communautaire.

 

Comment créer un potager écologique
La permaculture permet d’instaurer et de maintenir une forme d’agriculture pérenne qui s’approche du zéro déchet d’un écosystème naturel. Ce système sous-tend de nombreuses stratégies différentes en vue de produire des aliments avec une utilisation efficace de l’énergie et des ressources. La permaculture peut s’appliquer tant aux potagers urbains qu’à la culture en milieu rural.

Un potager ne requiert pas un grand espace. Si vous habitez un appartement, vous pouvez cultiver des plantes et des légumes en pots sur le balcon. Certaines, comme les tomates, croissent bien à la verticale ou dans des corbeilles suspendues sans que cela n’entrave leur productivité. Faciles à cultiver, les fines herbes et la verdure comme les laitues enjoliveront votre espace tout en fournissant des ingrédients frais pour la cuisine.

On peut commencer la culture des légumes à partir de graines, ce qui est plus économique que d’acheter des plants élevés en serre. Pour réduire les frais, pensez à recycler vos contenants alimentaires de plastique en les convertissant en pots.

Il importe de choisir des légumes et des fruits indigènes ou bien adaptés au climat pour réduire la quantité d’énergie et de ressources nécessaire à leur entretien. D’autres pratiques agricoles durables, comme la rotation des cultures si vous avez un carré de légumes dans votre cour, éviteront d’épuiser les nutriments du sol.  

N’oubliez pas les plantes à fleurs pour attirer les insectes pollinisateurs. Certaines espèces, comme l’aneth, peuvent même éloigner les nuisibles; elles agissent comme un répulsif naturel préférable aux pesticides chimiques. La culture biologique réduit votre empreinte carbone, car la production et le transport de beaucoup de pesticides agricoles demandent énormément d’énergie. Le compagnonnage est une autre forme de lutte contre les ravageurs : il consiste à planter différentes espèces complémentaires les unes à côté des autres afin de favoriser leur croissance. 

On peut aussi faire son propre compost à partir d’épluchures de légumes, de restes de table ou de retailles du jardin. Il suffira de mélanger cette matière au sol pour lui fournir nutriments et azote, qui contribueront à la vitalité des végétaux.

Pour minimiser la perte d’eau et la croissance des mauvaises herbes, couvrez la terre de paillis. Vous pouvez réduire encore davantage la consommation d’eau en installant un baril capteur d’eau de pluie pour arroser le jardin.

Pour conserver vos légumes plus longtemps, cueillez-les avec leur tige et placez-les dans un endroit frais et sec. Le fait de laver les légumes et les fruits ou de les mettre dans un sac de plastique favorise la décomposition et la moisissure.

Si tout ceci vous paraît insurmontable, participez à un jardin communautaire. Il existe dans toutes les grandes villes du Canada des dizaines de jardins de quartier, où les membres échangent connaissances et ressources.

 

Autres facteurs à prendre en considération
Une autre manière de réduire votre empreinte carbone est de modifier votre régime alimentaire. Les aliments que vous consommez influent grandement sur l’environnement. La production de bœuf ou d’agneau, par exemple, exige de deux à trois fois plus de CO2 que celle d’aliments comme le poulet ou les légumes.

Enfin, évitez le gaspillage. Cela peut sembler une évidence, mais on jette ou gaspille presque la moitié des aliments produits dans le monde. Plusieurs denrées ne se rendent même pas sur les étagères de l’épicerie, car elles ne répondent pas aux normes en raison de leur aspect : on laisse parfois pourrir dans le champ des courges qui ne présentent pas une forme parfaite.

Quand on laisse des aliments se gâter dans le frigo, on gâche du même coup l’énergie et les ressources qui ont été nécessaires à leur production. Si vos légumes commencent à pourrir, mettez-les au compost. Mieux encore, planifiez vos menus à l’avance pour éviter le gaspillage!

 

Sources et lectures complémentaires :

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1139798/nourriture-canada-etudes-solutions-viande-legumes-empreinte-ecologique-reduire

https://www.lapresse.ca/vivre/gourmand/201812/12/01-5207803-alimentation-responsable-une-bouchee-pour-la-planete.php

https://pretapousser.fr/magazine/10-legumes-faciles-a-cultiver/

https://fr.davidsuzuki.org/mode-de-vie/mettre-fin-gaspillage-alimentaire/

http://theecoguide.org/whats-environmental-impact-growing-your-own-food (en anglais seulement)

http://www.businessinsider.com/the-top-10-foods-with-the-biggest-environmental-footprint-2015-9 (en anglais seulement)

https://cdn.theatlantic.com/static/mt/assets/food/brochure6a.png (en anglais seulement)

http://www.cuesa.org/learn/how-far-does-your-food-travel-get-your-plate (en anglais seulement)

https://www.theguardian.com/environment/2016/jul/13/us-food-waste-ugly-fruit-vegetables-perfect (en anglais seulement)

https://themicrogardener.com/ten-water-saving-tips-for-your-garden/# (en anglais seulement)

http://permaculturenews.org/what-is-permaculture/ (en anglais seulement)