Semaine Parlons énergie

La semaine Parlons énergie fait son entrée pour la première au Canada. Pendant sept jours, vous êtes invités à explorer de quelle façon l’énergie est reliée à votre vie quotidienne. Cette série de billets constitue la première de deux blogues pour commémorer cette semaine de sensibilisation à l’énergie. 

À une époque où le Canada s’efforce de combler les écarts entre la production de l’énergie et les émissions, il semble approprié d’examiner comment les ponts de notre pays améliorent l’environnement urbain, mais aussi comment ils entraînent des répercussions sur l’environnement.   

Des ponts, j’en ai vu plusieurs. J’ai grandi sur la rive nord de Vancouver et le pont Lions Gate faisait partie de mon quotidien. Puis, j’ai fréquenté l’école dans les Maritimes et j’ai franchi, de nombreuses fois, le pont de la Confédération de l’Île-du-Prince-Édouard, qui fait 13 kilomètres. Maintenant que je suis à Ottawa, il semble qu’il y ait des ponts partout : le passage piétonnier qui franchit le tristement célèbre canal Rideau, les ponts qui mènent à  Gatineau et les ponts couverts des campagnes du Québec et de l’Ontario. Je me suis toujours posé des questions sur les ponts : permettent-ils d’économiser de l’énergie en rapprochant le point A du point B ou sont-ils tout simplement une commodité nécessitant beaucoup d’énergie?  

Au Canada, de nombreux ponts se composent de béton ou d’acier, ce qui nécessite du charbon à coke. Le charbon est le combustible fossile le plus malpropre du Canada, et il émet environ deux fois plus de dioxyde de carbone de gaz naturel par unité d’énergie produite. Par rapport à l’hydroélectricité, le charbon relâche environ 250 fois plus de dioxyde de carbone.   

En plus des émissions qu’elle engendre, la construction des ponts encrasse l’air et pollue par le bruit, cause la mort d’un nombre important d’oiseaux et endommage l’habitat des poissons.  

En tant qu’instrument nécessaire de notre société, les ponts ne sont pas que mauvais. Le pont de la Confédération de l’Île-du-Prince-Édouard par exemple évite l’équivalent de 16 millions de litres d’essence et l’émission de 44 000 tonnes de dioxyde de carbone chaque année qui serait nécessaire au fonctionnement d’un service de traversier. 

Les architectes du pont de la Confédération ont reçu plusieurs prix environnementaux pour l’installation stratégique de matériel de dragage provenant de fonds marins pour appuyer un programme d’amélioration de l’habitat du homard.  D’autres gravats ont été donnés pour créer des plateformes de nidification pour les balbuzards de l’Île-du-Prince-Édouard.    

À l’encontre du pont de la Confédération, la construction du pont Lions Gate, il y a 75 ans, ne s’est peut-être pas effectuée avec une conscience de l’environnement en 1938, mais la province de la Colombie-Britannique a depuis fait des efforts pour économiser des fonds et de l’énergie en ce qui concerne sa structure. 

Dans le début des années 1990, on parlait de démolir le pont à deux voies pour construire un nouveau passage qui accommoderait le trafic croissant. Mais pour économiser des fonds et de l’énergie, la province a décidé de refaire la surface du pont et d’y ajouter une troisième voie.    

Une autre initiative d’économie d’énergie s’est produite en 2009, lorsque la Ville de Vancouver a remplacé les 170 pièces d’éclairage du pont suspendu par des ampoules DEL. Les nouvelles ampoules ont une durée de vie de 10 à 15 ans, ce qui permet à la Ville d’économiser 15 000 $ par année sur sa facture d’énergie.    

Au moment où le Canada cherche à faire accepter ses sources inépuisables de combustibles fossiles, les matériaux de construction doivent indubitablement être plus verts et recyclables. Mais peut-être, pour combler l’écart, pouvons-nous examiner certaines techniques déjà appliquées, qui sont soucieuses de l’environnement et qui économisent de l’énergie. 

On lance le débat! Qu’en pensez-vous?